Cette semaine, je plonge dans le dernier livre de Austin Kleon : Don’t call it art. Pour la millième fois depuis que j’ai découvert son travail, je me dis “ce mec est mon animal totem”. Il écrit, fait de la musique, il écrit des livres, de la poésie et du dessin. Il a une approche très décomplexante de sa créativité, il est prolifique et il a l’air joyeux. Me want this.
Un des piliers de sa pratique c’est sa newsletter, qu’il publie depuis la nuit des temps d’internet, sous la forme de 10 choses intéressantes ou intrigantes chaque semaine.
Je préfère être un amateur intéressant qu’un maître ennuyeux.
André 3000 cité dans Don’t call it art
Ça fait maintenant un bon bout de temps que je me demande quoi faire des Love Notes. Mon obsession du moment c’est le dessin, mais je n’ai pas envie de faire une newsletter sur le dessin. Déjà parce que dans 6 mois je serais peut être obsédée par les dragons, la poterie ou les requins, mais aussi parce que j’ai pas envie.
Par contre depuis des mois que je dessine, et des années que j’écris, j’ai toujours eu l’envie d’avoir une archive vivante de trucs qui ont gratté ma curiosité. J’ai testé différents systèmes qui sont tous décédés assez rapidement parce qu’ils ne fonctionnaient pas avec ma vie ou mon cerveau AuDHD.

Cette nouvelle formule est donc en test. La proposition est simple : une liste de liens, de trucs à lire, écouter, regarder, une fois par mois pour commencer. Ça va parler de créativité, de sport, de femmes, et d’autres choses inattendues.
Sans plus attendre, voici les liens d’octobre :
Je suis tombée dans la drogue de la série Dungeon Crawler Carl. J’ai dévoré les deux premiers tomes et je fais une pause avant de me lancer dans le troisième. Pas sûre que ça tienne la route sur 17 (!?) tomes, mais pour le moment, c’est le bonheur d’un jeu vidéo sous forme de livre, j’adore.
C’est l’histoire d’un type qui survit à la fin du monde en sauvant le chat de race de son ex, et qui se retrouve dans un espèce de jeu mortel diffusé dans tout l’univers, où il doit survivre et descendre de plus en plus profondément dans un donjon géré par les envahisseurs, jusqu’à une promesse très élusive de liberté. Ça n’a pas l’air mais c’est hyper drôle.
Pour les écrivain.es de la place, c’est une très bonne école sur le foreshadowing, l’équilibre entre promesse et tension qui donne envie de continuer à lire, et sur la façon presque mécanique de faire progresser un personnage de façon satisfaisante (dans le système du livre, les persos gagne des niveaux d’expérience comme dans les jeux de rôle ou les jeux vidéos). Même Brandon Sanderson dit qu'il se prend une leçon sur ces sujets alors…Deux cours de dessin suivis ce mois-ci (en anglais) : Draw like nobody sees you, de Alöna (top, assez simple mais ça m’a débloqué de nouvelles envies et expérimentations). J’ai aussi acheté le livre-cours de Ema Malyauka. Pour le moment je suis plus mitigée, les exos sont chouettes mais c’est un peu rigide. Des fois le trésor est de l’autre côté de la résistance (beuarg cette phrase mais bon), donc je persévère un peu.
C’est pas simple de trouver des cours (en ligne ou en personne) qui soient vraiment transformateurs. La plupart des profs se contentent de montrer ce qu’iels font mais iels n’ont pas assez creusé pour comprendre ce qui les a amenés à cet endroit. Du coup on se retrouve avec au mieux une méthode qui ne va pas vraiment nous convenir, au pire un simple recopiage de leur technique qui ne laisse pas la place aux élèves pour trouver leur propre chemin. Je pourrais faire des heures sur ce sujet (c’est une des parties que je préfère de mon métier) mais ce sera une newsletter à part entière. Heureusement quelques (rares) cours échappent à cette malédiction, comme les merveilleux programmes de Puño sur Domestika.
Bonbons ! En vrai j’ai mis ça dans le titre jusque parce que ça sonnait bien mais aussi j’ai l’immense chance d’être en Corée au moment où j’écris ça, et je mange des bingsu à l’injeomi, c’est-à-dire des copeaux de lait glacé couverts de lait concentré sucré et de petits morceaux de gâteau de riz. Je suis addict.
Playlist : ça date d’il y a deux ans et je découvre ce titre de Wamen que j’écoute en boucle (best ligne : “j’préfère avoir la réput’ d’une fille facile qu’un mec qui se donne 5 minutes douche comprise”)
Top 3 artistes que j’adore regarder : Wensente Wu, Gosia Herba, Papillonage
Nouveau podcast alert !! Il est en anglais (il y a les sous-titres en traduction auto sur Youtube), c’est un bijou : hyper drôle et informatif. Ça s’appelle Is She Game et ça parle de sport féminin. Comment ne pas devenir fan de Coach Jackie ? (c’est une fausse question, c’est impossible !)
Sinon on regarde quoi ? Nobody Wants This saison 3 sur Netflix et on aime (bien mieux que la saison 2 qui se traînait), Ted Lasso saison 4 et on adore (go go les meufs de Richmond!!). Grosse prise de risque mais je viens de commencer le drama Love in disguise, et pour le moment c’est taré mais j’ai hâte de savoir la suite. Les dramas vivent et meurent après leur épisode 8 en général, donc il nous reste deux semaines avant de savoir si ça part en gros n’importe quoi ou si ça vaut le coup de s’accrocher.
C’est tout pour cette première version !
Rendez-vous pour la prochaine Love Note fin novembre.
Bonne semaine !
Laure


Coucou ! Je suis toujours contente de te voir réapparaître 🧡
J’adore ce que tu écris sur les artistes qui se contentent de montrer ce qu’ils font et qui n’expliquent pas vraiment comment. Je passe tant de tant à essayer de faire ce découpage et, comme toi, ça me passionne. S’il existait des cours de pédagogie, je crois que je aurais envie d’en prendre.
Ta liste me donne l’impression que si je te recommande « un temps de chien » une série québécoise hilarante à propos d’un vétérinaire mi-victime mi-responsable d’un giga bad buzz. J’ai ri aux larmes. Plusieurs fois.